19/10/09 - En septembre ont été publiés des chiffres macroéconomiques moins euphorisants que les semaines précédentes, en particulier aux Etats-Unis (encore 263 000 destructions d’emplois sur le mois), où le consommateur semble avoir des difficultés à relancer ses achats. Sur notre continent, les ventes au détail chutent de -1,5 % en Allemagne (contre + 0,2 % attendus), sous l’effet probable de l’arrêt de la prime à la casse.
Il semble donc qu’un palier soit en vue, après une période de hausse vivace des indicateurs macroéconomiques. Même si nos anticipations envisageaient l’arrivée de ce palier, l’on pouvait espérer que celui-ci survienne plus tardivement. Cependant, il peut ne s’agir que d’une pause. Le mois d’octobre sera riche en informations sur ce point.
Septembre, au gré de ces différentes annonces, a connu une évolution saccadée des indices boursiers, qui concluent en hausse de 2,5 à 3 % tout de même. La publication des résultats des entreprises pour le 3e trimestre devrait permettre aux indices de monter encore et, bientôt, d’atteindre les objectifs de plus en plus plausibles de 3 000 points pour le DJ Euro Stoxx 50 et de 4 000 points pour le CAC 40. Les éléments propres à favoriser la poursuite de la hausse au-delà nous semblent manquer cependant. Il est tout à fait envisageable que l’année 2010 ressemble à l’année 2004, avec des marchés évoluant sans tendance très marquée.
D’une façon générale, la plupart des actifs sont presque “à leur prix”, mais de nombreux facteurs de soutien (taux faibles, encore en baisse sur la partie longue de la courbe) nous permettent cependant d’écarter l’éventualité de heurts majeurs. Nous ne nourrissons en fin de compte ni espoirs ni craintes démesurées, les marchés devraient suivre un rythme assez linéaire dans les prochains mois, à l’image d’une économie convalescente.
Nous restons donc positifs sur les taux (nous ne voyons aucune raison pour que survienne un mouvement de hausse des taux directeurs) et profitons toujours du portage sur le crédit. Les actifs risqués méritent d’être conservés dans la mesure où le risque d’une chute des marchés actions semble peu probable à court terme. L’exposition à ces derniers via l’alternatif peut être une solution pertinente afin de profiter de leur retour à plus de sérénité en supportant un niveau de risque mesuré.
par Philippe Mimran, Directeur de la Gestion Valeurs Mobilières, UFG IM
Achevé de rédiger le 08 | 10 | 2009
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